Homélies

09.05.2021 / 6e dimanche de Pâques

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Après une semaine de pluie et de mauvais temps, la météo était bonne, donc l’occasion de sortir hier après-midi. Sur mon vélo, j’ai compris que j’avais quitté mon chez-moi pour aller à l’extérieur. Et j’ai vu beaucoup de gens : sur la route, sur les places, dans les villages traversés, au bord du lac. J’ai même rencontré une connaissance.

Et j’ai pensé au fait que nous vivons une situation difficile depuis plus d’une année où on nous demande expressément de rencontrer le moins de monde possible et de garder toujours une distance sanitaire. Plusieurs personnes m’ont avoué que si ce manque de relation est quelque peu difficile, finalement elles ont fini par se trouver bien chez elles, profitant de leur confort personnel, n’ayant plus envie de rencontrer d’autres personnes.

Quelle relation entre ces considérations et les lectures du jour ? On peut dire que c’est aujourd’hui le dimanche de l’amour. Je n’ai pas compté le nombre de fois où le mot amour, ami, amitié apparaît. Et l’amour pousse vers l’extérieur. L’amour demande de sortir de son égoïsme pour aller vers l’autre. Et il y a différentes manières d’aller vers l’autre, vers les autres. Et nous savons que le sommet de l’amour c’est de renoncer à soi au point d’accepter de donner sa vie pour d’autres.

L’évangile de ce jour est une invitation à partir, à donner du fruit, à s’aimer les uns les autres, à donner sa vie, à passer de serviteurs à amis. Ces invitations ne peuvent laisser insensibles les disciples. Des projets peuvent alors prendre corps, des rencontres peuvent se réaliser et la joie du vivre ensemble devient une réalité.

Mais comment faire ? Faudrait-il trouver en soi les ressources pour bâtir ces projets et créer ces rencontres ? Là encore, il faut sortir de soi-même pour voir ce qui se passe autour de soi. Il y a tant à faire pour celui qui sait ouvrir les yeux de son cœur. Mais il y a surtout une autre personne qui est très agissante, il s’agit de l’Esprit saint. C’est ce que nous avons lu dans la première lecture.
On y voit Pierre fait un grand discours, mais ce ne sont pas ses paroles qui agissent, puisqu’il est dit : « Pierre parlait encore quand l’Esprit Saint descendit sur tous ceux qui écoutaient la Parole. » Le don de l’Esprit se répand même sur les gens non juifs.

Lire cela fait du bien au prédicateur. Ce ne sont pas tant ses paroles qui agissent que l’Esprit qui pénètre au fond des cœurs. — Cela ne dispense bien sûr pas le prédicateur de soigner son discours ! —

C’est donc l’Esprit Saint qu’il faut sans cesse invoquer et prier, afin qu’il ouvre nos cœurs à la Parole qui va ensuite nous transformer.

Mais encore faut-il agir. Nous ne pouvons nous contenter de belles paroles et de beaux discours ! Avez-vous remarqué combien de fois nous avons des idées : il faudrait aider cette personne, aller visiter telle autre, téléphoner à quelqu’un d’isolé… et le temps passe, on oublie car on se laisse happer par les activités, par le cours du temps, et on oublie, et c’est trop tard.

Osons déconfiner notre manière d’être en relation. Le pape François nous invitait à aller aux périphéries, donc à sortir, à sortir de notre confort.

Jésus offre à ses disciples de devenir ses amis. Prenons le risque nous aussi de devenir ses amis et de vivre entre nous des changements en profondeur dans le dialogue et notre façon d’être.

Dans son encyclique Fratelli tutti, le pape François nous invite à un vrai dialogue, à un dialogue social pour une nouvelle culture :
« 198. Se rapprocher, s’exprimer, s’écouter, se regarder, se connaître, essayer de se comprendre, chercher des points de contact, tout cela se résume dans le verbe ‘‘dialoguer’’. Pour nous rencontrer et nous entraider, nous avons besoin de dialoguer. Il est inutile de dire à quoi sert le dialogue. Il suffit d’imaginer ce que serait le monde sans ce dialogue patient de tant de personnes généreuses qui ont maintenu unies familles et communautés. Le dialogue persévérant et courageux ne fait pas la une comme les désaccords et les conflits, mais il aide discrètement le monde à mieux vivre, beaucoup plus que nous ne pouvons imaginer. »

Devenir ami de Dieu peut paraître simple, mais cela devient très compliqué si nous désirons toujours tout maîtriser dans notre vie. Mais l’Esprit Saint, donné à la Pentecôte, est un souffle qui transforme les vies et aide vraiment à devenir ami de Dieu.

Sachant le rôle primordial de l’Esprit, il est peut-être l’occasion en ce jour de prendre un moment pour nous interroger sur la qualité de nos relations avec les autres. Peut-être même de demander à l’Esprit de Dieu de venir nous suggérer quelque idée d’action… et de lui demander la force de les mettre en pratique.

Olivier Roduit
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