Demain, c'est dimanche

01.01.2017 / Au commencement

Une année nouvelle attend la nuit qui vient pour éclater au grand jour. Et on va fêter ce soir le réveillon, en famille, entre amis, dans la joie et peut-être aussi dans la tristesse. On va vers une nouvelle année et peut-être va-t-elle peser sur certaines vies. Mais faut-il vraiment voir, dans ce passage à l’an nouveau, quelque chose en plus qui viendrait se caler sur ce qui existe déjà, qui ne ferait qu’ajouter à la routine et au train-train journalier ou encore au pessimisme face à ce qui de toute façon ne va pas dans le monde ?

Au 1er janvier commence une nouvelle année. C’est un nouveau commencement, et non pas un recommencement. Le commencement implique toujours quelque chose de neuf qui repart, qui est généré nouveau et non pas qui renaît de ses cendres ou est un simple ajout à ce qui existe déjà. C’est dans cet esprit que nous parlons, pour le Nouvel An, d’Année nouvelle, une année de plus, certes, mais qui est déjà nouvelle, par le simple fait d’abord qu’elle arrive nouvelle et non pas copie conforme de celle que l’on vient de quitter.

« Au commencement Dieu créa le monde… », et ces jours nous entendons résonner à nos oreilles l’Evangile de Saint Jean : « Au commencement était le Verbe […] et le Verbe s’est fait chair ». Un nouveau commencement qui a changé la face du monde. Alors vivons ce réveillon, éveillés à la nouveauté qui vient, à ce nouveau commencement qui prend sens par les vœux positifs que nous échangeons.

Bonne et sainte Année nouvelle !

NB. Ce texte a été rédigé pour la "page Eglises" du Nouvelliste

+ Jean Scarcella, Abbé