Demain, c'est dimanche

12.06.2016 / Un cœur aimant pour accueillir la miséricorde

« Dans les paraboles de la miséricorde, Jésus révèle la nature de Dieu comme celle d’un Père qui ne s’avoue jamais vaincu jusqu’à ce qu’il ait absous le péché et vaincu le refus, par la compassion et la miséricorde. » Le pape François est animé d’une passion sans limite pour faire connaître notre Dieu comme un Dieu de miséricorde, révélé par Jésus, dans l’Evangile. Car la miséricorde, celle qu’on reçoit et celle qu’on donne, transfigure le cœur de l’homme. « Elle est comme la force victorieuse de tout, qui remplit le cœur d’amour, et qui console en pardonnant, dit le pape. »

L’Évangile de ce dimanche nous offre la scène bouleversante de la femme pécheresse qui arrose de ses larmes de repentir les pieds de Jésus et les essuie avec sa grande chevelure. Simon le pharisien est scandalisé. Ce Jésus, qui se laisse approcher et toucher par une femme de mauvaise vie, ne peut être un prophète, un envoyé de Dieu. Avec une petite parabole Jésus révèle la miséricorde d’un Dieu qui ne calcule pas : la parabole du créancier miséricordieux à l’égard des deux débiteurs redevables d’une grande et d’une petite somme. Lequel des deux aimera davantage son créancier, demande Jésus ? Celui, bien sûr, à qui il a été beaucoup remis.

Mais ce n’est pas la gravité du mal commis qui sera la mesure de la miséricorde. « Ses péchés lui sont pardonnés parce qu’elle a montré beaucoup d’amour. » Pour accueillir la miséricorde du Père, offerte par Jésus, il faut l’approcher avec confiance qu’inspire amour.

Chanoine Charles Neuhaus