Demain, c'est dimanche

05.06.2016 / La veuve et l'orphelin

Au Moyen-Âge, les chevaliers promettaient de défendre la veuve et l’orphelin. Cette obligation n'est que la mise en pratique de préceptes tirés directement des Ecritures. L’Evangile de ce dimanche en est d'ailleurs un excellent exemple. Jésus ressuscite un jeune homme à Naïm parce que sa mère, déjà veuve, allait se retrouver seule. Il fallait donc pour qu’elle survive lui rendre son fils. Le Christ ne faisait que reprendre un geste déjà accompli par le pro-phète Elie. Tout Israël le savait.

Cependant, ce précepte n'est pas une jolie tradition d'un passé plus ou moins lointain. Il est l'émergence dans notre monde ici et maintenant de l'action de Dieu, radicale et toujours du côté des petits, de la veuve et de l'orphelin. Ils ont absolument besoin de cette protection divine. Sans lui, ils ne survivraient pas.

Ainsi, le prophète Elie accomplit ce miracle comme une figure à venir, puis Jésus le réalise pleinement. Et alors la foule ne pouvait que dire : «Un grand prophète s'est levé parmi nous, Dieu a visité son peuple.»

Nous-mêmes, nous n'accomplissons peut-être pas de miracle aussi specta-culaire. Par contre, nous pouvons fondamentalement obéir à cette injonction divine. Aimer son prochain, protéger la veuve et l'orphelin, sont la poursuite de l'œuvre de Dieu, une vraie radicalisation qui nous est proposée, non pour une culture de mort, mais pour un Evangile de vie. C'est cela notre devoir de chevalier, de chrétien.

Chanoine Alexandre Ineichen