Demain, c'est dimanche

13.03.2016 / Le pardon, source de conversion

Nous lisons ce dimanche le très célèbre passage de saint Jean où l’on présente à Jésus une femme adultère, lui rappelant la lettre de la loi, qui exigeait le châtiment de la lapidation et où Jésus dit sa phrase célèbre « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. » (Jn 8, 1-11).

En relisant bien ce texte, on se rend compte que finalement, on ne sait rien de cette femme. Ses seules paroles : la réponse à la question de Jésus : « Personne ne t’a condamnée ? » « Personne, Seigneur ». Rien d’autre. Pas un mot de reconnaissance à Jésus, pas une allusion à son repentir éventuel. Ne résonnent que les mots du Seigneur : « Moi non plus je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ».

Finalement, une situation pas si éloignée de celle des deux fils de la Parabole dite du Fils prodigue lue la semaine dernière. Le fils cadet est rentré non par repentir, mais parce qu’il avait faim, et on ne sait si le fils aîné acceptera l’invitation du Père d’entrer lui aussi. Ce qui éclate au grand jour, c’est la miséricorde, le pardon de Dieu offert sans concession à chacun, c’est l’invitation à entrer dans ce « nouvel ordre » qui est celui de la miséricorde, qui implique, comme nous rappelle le texte de ce jour, de changer dans nos vies ce qui ne correspond pas au chemin de sainteté voulu par Dieu (« Va, et ne pêche plus »).

Nous sommes déjà pardonnés. Saurons-nous vivre en conséquence ?

Chanoine Roland Jaquenoud