Demain, c'est dimanche

10.01.2016 / C’est toi mon Fils : Moi, aujourd’hui, je t’ai engendré

Même si les Ecritures ne parlent que de Dieu, il est rare qu’il intervienne directement dans le cours du récit. Les miracles ne sont que des signes visibles d’une réalité invisible et n’ont de pertinence que si on les comprend de cette manière. De même, l’histoire d’Israël, l’épopée du peuple élu, n’est sainte que parce qu’elle est interprétée ainsi. Aussi les quelquefois où Dieu lui-même se manifeste dans les Ecritures, nous devons être d’autant plus attentifs à ce qui se dit et à ce qui se passe.

D’abord, Jésus se soumet à l’espérance de son peuple qui est en attente du Messie. Il se présente alors comme lui et avec lui à Jean le Baptiste pour y être baptisé. Il sait que par ce geste il transforme ce baptême dans l’eau en un baptême dans l’Esprit. Alors, tous les miracles et toute l’histoire sainte trouvent leur vraie signification et leur total accomplissement. Ainsi Jésus est bien le Christ, l’élu celui qui « ne criera pas, ne haussera pas le ton, (…) n’écrasera pas le roseau froissé, n’éteindra pas la mèche qui faiblit. » Ce geste tout simple, ce baptême, est la manifestation pour tout l’univers de la grandeur de Dieu.

Ensuite, comme lors de la création, Dieu se révèle ici trinitaire : Père, Fils et Esprit. Chacune des personnes est à sa place, mais les trois sont l’unique Dieu sauveur. Cette foi, manifestée dans les Ecritures et lors de cet épisode biblique, inaugure en vérité l’histoire du Salut proposé à toute l’humanité, à tout l’univers.

Chanoine Alexandre Ineichen