Demain, c'est dimanche

13.12.2015 / La joie

«Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous !»
Ces mots de saint Paul aux Philippiens sont-ils un ordre ou un souhait ? Peut-être les deux à la fois.

Un ordre, car il s’adresse à ses baptisés qui ont reçu le message de la Vie, l’amour de Dieu en plénitude, la grâce du salut.
Un souhait, car saint Paul sait que la joie est le signe par excellence qui permet de traduire, au cœur du monde, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

Dieu a besoin de témoins joyeux, de témoins de la Bonne Nouvelle et c’est la qualité de la vie de l’homme qui traduit le mieux l'Évangile. La dimension indispensable et caractéristique de la vie chrétienne, c’est la joie.

Certes, le spectacle du monde, les informations, les situations angoissantes génèrent plus de tristesse que de joie.
Les artistes ou les poètes décrivent avec plus d'ardeur la souffrance que le bonheur, le péché que la vertu, l'enfer que le ciel ; probablement, parce que la souffrance, le péché et l'enfer sont plus immédiatement naturels à l'homme. Le bonheur, la vertu ou le ciel sont le résultat d’un combat !

Devant cette tristesse si naturelle à l’homme, si pernicieuse aussi, l'ordre de Paul : «Réjouissez-vous!» prend tout son sens.

La joie est d'abord l’œuvre de Dieu que l'homme accepte, à laquelle il se fie et collabore. C'est peut-être pour cela que Chesterton (un écrivain anglais) a pu dire de la joie qu'elle est «le secret gigantesque du Chrétien».

Chanoine Jean-Paul Amoos