Demain, c'est dimanche

29.11.2015 / Temps de détresse – Temps d’espérance

En ce temps-là, des centaines de migrants périssent, noyés en mer Méditerranée, fuyant la misère.

En ce temps-là, des milliers de réfugiés se trouvent dans des camps de fortune, au seuil de l’hiver, sans habits, sans chauffage, fuyant la guerre et la persécution.

En ce temps-là des attentats surprises, à l’aveugle, provoquent des centaines de morts et de blessés à Beyrouth, à Istanbul, à Paris, à Bamako.

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. » (Lc 21. 25-26)
Voici face à face, un pan de l’actualité et une page de l’Évangile de ce premier dimanche de l’Avent : La fin du monde est proche 

Le chrétien n’est-il pas appelé à vivre au cœur du monde, l’Évangile à la main ? Le temps de l’Avent n’est-il pas annonce d’un monde nouveau ?

Il ne faut pas laisser le mal, ou le malin, s’infiltrer dans nos pensées, souhaitant une guerre sainte pour anéantir les assassins, ou suscitant le défaitisme et l’inertie : « je ne peux rien changer. »

Il nous faut combattre avec les armes pacifiques de l’Évangile, témoins de l’espérance : « Redressez-vous et relevez la tête ; Tenez-vous sur vos gardes ; Restez éveillés et priez en tout temps ». L’ouverture du temps de l’Avent nous avertit que le Sauveur vient, qu’il est toujours quelque part où le Royaume de Dieu s’édifie.

Chanoine Charles Neuhaus