Demain, c'est dimanche

11.10.2015 / Viens, suis-moi

Des hommes et des femmes ont beaucoup d’admiration pour un maître à penser, pour un coach. Ils se disent « disciples ». Pour les uns c’est un professeur qui leur a donné une structure de penser ; pour les autres c’est un gourou qui les a conduits à une expérience spirituelle, à un art de vivre ; pour d’autres c’est un artiste qui leur a dévoilé les richesses d’un instrument, pour d’autres encore, c’est un entraîneur qui leur a permis de réaliser des exploits sportifs.

Est-ce que Jésus rencontre des disciples qui trouvent en lui le maître de la vie, le maître à penser ?

« Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Marc, dans l’Évangile proclamé ce dimanche, note que l’homme arrive en courant et tombe à genoux. Il s’écrie, essoufflé, « Bon Maître ». Une rencontre qui commence bien. Quelle confiance à l’égard de Jésus ! Mais cette rencontre se termine tristement. Quand Jésus lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, suis-moi. » L’homme s’en alla tout triste. Il avait de grandes richesses. Pourtant Jésus, posant sur lui son regard, l’aima.

Reconnaître la bonté de Jésus, voilà ce qu’il faut pour le suivre. Comme pour l’homme de l’Évangile, il ne suffit pas de dire : je n’ai pas tué, je n’ai pas volé, pour devenir disciple de Jésus. « Viens, suis-moi » dit Jésus. Chrétiens, cela veut dire être du Christ. Près de lui, nous trouvons le bon maître qui nous accompagne sur le chemin de la vie et de l’amour de Dieu et du prochain, non des richesses.

Chanoine Charles Neuhaus