Demain, c'est dimanche

13.09.2015 / En humble place

D’un ministre qui n’est pas à la hauteur de sa charge et qui aligne les bourdes, on dit : « Il n’est pas à sa place ». De même pour un chef d’entreprise ou pour un évêque. Suis-je à ma place ? La question vaut pour chacun d’entre nous. Et elle n’est pas que professionnelle. Suis-je à ma place dans la société ? Ai-je trouvé ma place dans le monde d’aujourd’hui ? Car en fin de compte il en va de mon bonheur, de la manière dont je me réalise en tant qu’être humain.

Dans le groupe des disciples de Jésus il y en a un qui n’est pas à sa place : Pierre. Le Seigneur l’y remet, à sa place : « Passe derrière moi, Satan ! » Le « satan », celui qui fait obstacle, l’adversaire, Dans l’évangile de notre dimanche, Pierre fait obstacle à Jésus en voulant s’interposer entre Jésus et sa mission ; plus précisément entre Jésus et la manière dont Dieu veut sauver le monde, qui justement n’est pas celle des hommes.

Être disciple c’est suivre Jésus, se mettre à sa suite – « venir derrière » lui, dit le texte grec – se convertir aux mœurs de Dieu même. Cette conversion dont l’Eglise a tant besoin aujourd’hui.

Christ est toujours devant nous. Il nous précède : ma vie vient de lui et elle s’écoule vers lui. La Fête de la Croix glorieuse (14 septembre) est le symbole de cette « précédence » divine, de cette manière que Dieu a de nous désigner le chemin de la joie.

Chanoine Jean-Claude Crivelli