Demain, c'est dimanche

16.08.2015 / Coup de cœur

C'est avec ce slogan que le Valais a fêté cette année les deux cents ans de son entrée dans la Confédération Helvétique. Mais au-delà de l'anniversaire et des fastes des célébrations, cette formule rappelle que tout accord se doit d'être d'abord une volonté de vivre ensemble. Les historiens me contrediront peut-être et montreront avec justesse que parfois une alliance est nécessaire sans être totalement voulue. Pourtant, je suis persuadé que la paix n'est pas seulement le fruit du hasard, mais d'une volonté de partage et de communion. Fêter les deux cents ans de l'entrée du Valais dans la Confédération, c'est renouveler ce coup de cœur.

Mais le Valais a d'autres coups, en particulier, le coup de génie de son premier évêque, saint Théodule, qui donna aux martyrs Thébains une sépulture digne de leur sacrifice et initia sur leur tombeau une présence interrompue de prières et de pèlerinages. A partir d’un coup de lance assassin, saint Théodule montra, chez nous aussi, que les martyrs sont semence de chrétiens.

Ainsi ces chrétiens amenèrent ici une foi nouvelle, celle d'un Dieu qui s'est fait homme afin de nous associer à sa divinité. Pour accomplir ce dessein, il prit chair dans une femme, la Vierge Marie. Ce fut le coup de la grâce qui est la promesse de notre destin. Avec la Vierge que nous fêtons dans son Assomption et qui est les prémices de ce qui nous attend, c'est l'espérance qu’après notre voyage d'ici-bas nous serons accueillis par Dieu.

Que le Valais n’oublie pas que son coup de cœur s’accomplit par le coup de la grâce.

Chanoine Alexandre Ineichen