Demain, c'est dimanche

24.05.2015 / Pentecôte des nations

Ils n’étaient que douze lorsque l’Esprit Saint descendit sur eux sous la forme de langues de feu. Pourtant, parmi les nombreux pèlerins venus à Jérusalem pour la fête de la Pentecôte, tous les comprenaient, chacun dans sa langue (Ac 2, 1-13). Et ils étaient nombreux, ces pèlerins, ils venaient de tout le monde connu. Car la Pentecôte était alors l’une des trois fêtes de l’année où tout Israélite pieux, quelle que soit la contrée où il habitait, devait se rendre au temple de Jérusalem.

L’Evangile est un, mais il doit être annoncé dans toutes les langues. L’Eglise est une, mais elle doit parler à toute la diversité des nations. Il y aura encore d’autres descentes du Saint-Esprit, une en Samarie (Ac 8, 15-17), une autre à Césarée (Ac 10, 44), une autre encore à Ephèse (Ac 19, 6), toujours plus loin du centre qu’était Jérusalem, toujours plus loin du monde traditionnel de la foi qu’étaient alors la terre d’Israël et la culture juive.

C’est le même Saint-Esprit, le même Evangile, qui se répand toujours plus loin, qui parle à toujours plus de nations, qui transfigure toujours plus de cultures. Ce mouvement qui se commença alors continue jusqu’à nos jours. C’est la vraie joie de ce dimanche de la Pentecôte. Qu’elle nous éveille et nous pousse à partir répandre la Bonne Nouvelle jusqu’aux frontières les plus éloignées, jusqu’aux âmes les plus étrangères et les plus fermés à l’Evangile. Car tous sont invités à s’enflammer de l’amour de Jésus.

Chanoine Roland Jaquenoud