Demain, c'est dimanche

03.05.2015 / Le coeur de Dieu

Saint Jean nous délivre une vérité fondamentale dans sa première lettre. Elle se résume en ceci : « Notre cœur aurait beau nous condamner, Dieu est plus grand que notre cœur ». Durant la semaine sainte, nous avons relu l’épisode de la trahison de Judas. Voilà un être dont la conscience l’empêchait à coup sûr de dormir tant elle était tenaillée par le remords.

Mais le plus grand péché de Judas, ce n’est pas d’avoir trahi son maître mais surtout de ne pas avoir accepté que Dieu était plus grand que son péché. Il s’est fait une petite idée de Dieu qu’il pensait être comme lui c’est-à-dire quelqu’un qui refuse le pardon à celui qui lui a fait un tort considérable. Notre Père des cieux a un cœur immense qui vient à bout de toutes les trahisons et abominations humaines.

Le cœur de Dieu, parlons-en, pour nous en émerveiller à partir de cette petite histoire vécue au temps du rideau de fer en Hongrie : Un jeune chrétien est interpellé par un jeune communiste : « Où vas-tu ? - Je vais à la messe. » Le jeune communiste (on pourrait citer aussi tous ces chrétiens qui se sont affranchis de la messe dominicale) se moque de lui en disant : « De deux choses l'une : ou Dieu existe, ou Dieu n'existe pas. S'il n'existe pas, tu perds ton temps. Mais s'il existe, comment peux-tu imaginer qu'il faille aller dans une église pour le rencontrer ? Il est partout. » Le jeune chrétien, après une courte prière au Saint-Esprit, s'est entendu lui répondre : « Je sais en tout cas une chose : Dieu est si grand qu'il ne peut tenir dans ton intelligence. Mais je sais aussi qu'il peut se faire si petit qu'il peut tenir dans mon cœur. »

Chanoine Calixte Dubosson