Demain, c'est dimanche

05.04.2015 / O mort, où est ta victoire ?

« La mort a été engloutie dans la victoire. Où est-elle, ô mort, ta victoire, où est-il, ô mort, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 55).

La mort engloutie par la vie, voilà tout le sens de la fête de Pâques. Comme le dit saint Jean Chrysostome dans l’homélie lue à l’office pascal de la liturgie byzantine : quand elle a saisi le Christ, la mort « a saisi un corps et trouva Dieu, elle a pris la terre et rencontra le ciel ». Ses portes n’ont pu retenir Celui qui est la source de la vie. Grandes ouvertes, elles laissent sortir à la suite de Jésus tous ceux qu’elle retenait dans ces filets.

« Le filet s’est rompu, nous sommes libres ! » chante le psalmiste (Ps 123, 7). Au matin de pâques naît l’Espérance avec un grand E. Que le chrétien soit témoin de cette espérance, qu’il se lève avec le Ressuscité et qu’il aille dire cette espérance à tout homme. Le chrétien ne peut rester assis dans son coin, il ne peut se contenter de vaquer à ses affaires quotidiennes.

Le Ressuscité le lui rappelle en ce jour : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (Mt 28, 19-20)

Chanoine Roland Jaquenoud