Demain, c'est dimanche

29.03.2015 / Les rameaux : superstition ou piété populaire

Le dimanche des Rameaux, nos églises connaissent souvent une affluence record. Il n’est pas rare d’y voir plus de monde qu’à Pâques. Pourquoi cet engouement ?

C’est un peu comme pour Noël ! Il y a dans ces fêtes chrétiennes des éléments symboliques, concrets, affectifs qui parlent davantage au cœur des croyants que les discours théologiques. A Noël, il y a un enfant nouveau-né, couché dans une mangeoire et des bergers, peut-être un peu rustres, qui accourent ; aux Rameaux, il y a la foule de Jérusalem qui accueille avec enthousiasme Jésus, comme le Messie, montée sur un âne, brandissant les frais rameaux du printemps.

En renouvelant ces signes, aujourd’hui comme hier, tous ne savent pas nécessairement ce qu’ils signifient ; certains y voient peut-être une action magique, un porte-bonheur pour l’avenir. C’est de la superstition, dira-t-on. A ceux qui demandaient de faire taire cette foule, Jésus répondait : « Si eux se taisent, les pierres crieront. »

Sachons plutôt voir dans cet attachement à la Fête des Rameaux, là, la force de la piété populaire, chère à notre pape Françoise, imprégné de la culture de l’Amérique latine, et présente chez nous par les chrétiens des pays latins.

Portés par la piété populaire, éclairés par la méditation, en Eglise, de l’évangile de l’entrée de Jésus à Jérusalem, acclamons avec foi Jésus qui vient au nom du Seigneur en brandissant nos rameaux, et accueillons-le dans nos maisons et dans les jours à venir en devenant ses disciples.

Chanoine Charles Neuhaus