Demain, c'est dimanche

22.03.2015 / Bientôt Noël !

Si je me permets ce titre décalé, c’est pour avoir l’occasion de relever une manie journalistique. En effet, à la fin de l’Avent, suivant l’actualité, vous découvrirez dans n’importe quel média, une explication, savante ou non, qui rappellera combien la fête de Noël, sa date et ses célébrations, se sont édifiées sur d’antiques traditions et ne sont qu’un mythe dont l’histoire semble dissoudre le peu de véracité qu’il lui reste.

D’une part, ces légitimes questions existent depuis que Noël est fêté. Chaque siècle a essayé avec ses moyens de découvrir ce qu’il était vraiment. A leur suite, nous ne pouvons pas en faire l’économie et devons nous aussi, et comme chrétiens, nous interroger. Vaste sujet que je n’aborderai pas ici.

D’autre part, saint Jean déploie dans l’Evangile de ce dimanche la prédication de Jésus qui annonce sa mort et sa résurrection et qui sauvera le monde en attirant à lui tous les hommes. Mais, en cette cinquième semaine de Carême, le mercredi 25 mars plus précisément, nous célébrerons aussi l’Annonciation. L’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va enfanter le Christ. Mais cette date, intime, sûrement inconnue, a été choisie car elle devait correspondre à la célébration centrale du mystère pascale, de la Passion et de la Résurrection, du Carême et de Pâques. Alors la signification est tout autre. Elle inscrit donc Noël dans le prolongement de Pâques.

Attirer tous les hommes, c’est aussi rendre sans la renier toute notre humanité perméable à la prédication évangélique, sans la renier. C’est donc fêter Noël à la lumière du Christ, mort et ressuscité.

Chanoine Alexandre Ineichen