Demain, c'est dimanche

01.03.2015 / Message de Mgr Jean-Marie Lovey

Chers malades,

Je ne sais pas si c’est vrai que les malades ont du temps pour lire ! Mais je crois profondément que tous les malades sont unis, de multiples manières, à la chair souffrante du Christ. «C’est Toi qui souffres sur nos croix et nous passons sans Te voir». En vertu de ce regard que la souffrance m’invite à poser sur ceux qui en pâtissent, je voudrais par ces mots me faire proche de chaque malade. Je souhaiterais que le temps que vous prenez à lire ce dépliant soit un moment de ’’conversation’’ personnalisée. Un moment où il m’est fait le cadeau de pouvoir m’asseoir à vos côtés. Là, je vous regarderais ; peut-être sans rien dire, et ce serait quand même une conversation. Je pourrais tenir votre main et sentir la vie qui vous habite. Dans vos yeux je lirais l’espoir qui vous fait vivre. Même si vous vous endormez, votre respiration serait votre façon de poursuivre la conversation. De vos lèvres j’essaierais de recueillir la parole que la maladie forge lentement et permet ensuite de livrer. Je m’estimerais chanceux d’être le témoin de cette confidence ainsi offerte ; j’en garderais précieusement une immense reconnaissance. Et quand à votre tour vous me demanderiez une parole pour vous savoir moins seuls, je reprendrais celle d’un juste de l ‘Ancien Testament, ami de Dieu éprouvé dans sa chair et dans sa vie. C’est une parole que Job confie aux bien portants pour qu’ils la méditent auprès de vous, en ce jour qui vous est consacré : ''«J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boîteux.»' (Job 29,15)

Avec mon affection pour vous.

+Jean-Marie Lovey, évêque