Demain, c'est dimanche

25.01.2015 / Du filet à la toile

Au début de cette année, la liturgie nous propose de lire les premières pages de l’Evangile selon saint Marc. Ce dimanche, nous voyons Jésus appeler ses premiers disciples : deux fois deux frères exerçant le même métier de pêcheurs. Cela n’a pas dû être facile à leurs parents de les voir tout quitter pour suivre ce Jésus qui faisait des miracles, mais que l’on ne connaissait que trop peu.

L’Evangile nous fait remarquer que ces hommes de la mer étaient occupés avec leurs filets ; filets qu’ils ont aussitôt laissés pour devenir pêcheurs d’hommes.

Ces filets n’étaient certainement que leurs outils de travail, mais ne symbolisent-ils pas aussi ce qui permet de nous approprier beaucoup de choses, d’attirer à nous des biens ou des personnes ?

Ces filets n’évoquent-ils pas aussi le réseau numérique, l’Internet, qui nous connecte au monde entier, qui nous permet d’attirer jusqu’à nous des connaissances ou des moyens de divertissement sans que nous n’ayons à quitter notre douillet chez-soi ?

Si Jésus demande à Simon et André, à Jacques et à Jean de laisser leurs filets, c’est pour les inviter à rejoindre le grand réseau de ses disciples ; et cette grande toile, c’est l’Eglise, la communauté des croyants répandue dans le monde entier.

N’y a-t-il pas pour nous une invitation à quitter nos enfermements, nos égoïsmes et nos avarices pour nous ouvrir au monde, pour donner un peu de nous-mêmes à celles et ceux qui nous entourent ?

Chanoine Olivier Roduit