Demain, c'est dimanche

07.12.2014 / Dehors, les marchands du Temple !

Dans l’évangile de ce deuxième dimanche de l’Avent, je devine un contraste saisissant entre notre façon de vivre notre préparation à Noël et celle des contemporains de Jésus. Il est dit que « toute la Judée, tout Jérusalem, venait à Jean Baptiste, au désert. »

Les gens de Judée, pourquoi ont-ils quitté leurs villages ? Les gens de Jérusalem, pourquoi ont-ils quitté leur ville, pleine de vie, pour aller à ce lieu désert, plein de rien, où il n'y avait que du sable, des rochers, de la poussière, des sauterelles et cet homme étrange, Jean le Baptiste ? Pourquoi ne sont-ils pas restés chez eux, là où ils pouvaient gagner leur vie, se nourrir, se détendre et dormir convenablement. Eh bien, je pense que dans un coin de leur cœur, ils avaient une soif non apaisée, celle du sens de leur vie. Et Jean-Baptiste a réveillé en eux cette soif qui les a mis en route.

Et nous, j’ai l’impression que nous faisons l’inverse. Au lieu de nous préparer dans le calme aux fêtes qui approchent, au lieu de faire un retour sur nous-mêmes dans le silence et la prière pour trouver un chemin de conversion, nous nous précipitons dans les grandes surfaces pour assouvir notre soif de consommation. Le matraquage publicitaire résonne plus fort que la voix de Jean-Baptiste qui était pourtant plus que stridente. Indignons-nous, résistons à cette vague de consumérisme et comme dit le pape François, « ne nous laissons pas voler notre Noël ! »

Chanoine Calixte Dubosson