Demain, c'est dimanche

01.11.2014 / Le peuple des sauvés

« Il vient en chantant le peuple des sauvés:

Immense fresque de joie,

Amour aux cent visages qui forment ensemble,

Dans la lumière,

La seule icône de gloire:

Jésus-Christ. »

Ce chant du répertoire de l’Abbaye de Tamié pour la liturgie de la Toussaint me revient en mémoire, quand se profile la fête de Tous les Saints et de nos frères et sœurs défunts. Lors de la célébration d’enterrements, il nous est souvent proposé des chants tirés des chansonniers modernes, des chants en mémoire d’un être cher décédé ou qui évoquent la mort d’un amour. Ces textes retiennent l’attention par les images qui veulent dire la présence de l’être aimé, sa nouvelle existence: les nuages qui se forment et disparaissent; les étoiles qui s’allument le soir dans le ciel, la brise qui vient, on ne sait d’où, et nous frôle d’une délicate caresse. Ces images expriment une conviction diffuse, mais profonde, au cœur de l’homme: le refus d’accepter la mort comme un anéantissement de la personne aimée, d’une vie et d’une présence au-delà de la mort. Mais la fête de la Toussaint et la Commémoration de tous les défunts, 1er et 2 novembre, nous offrent l’occasion de puiser, dans le trésor de la Parole de Dieu et de la liturgie, l’espérance de la naissance au ciel de ceux qui sont arrivés au terme de leur parcours terrestre. La Bible et la poésie chrétienne nous disent, avec leurs mots que ceux qui sont passés par la mort sont des vivants qui ont trouvé la source de leur existence: le Christ ressuscité. Ensemble, ils sont le peuple des sauvés. Heureux sont-ils, par la grâce de Dieu!

Chanoine Charles Neuhaus