Demain, c'est dimanche

26.10.2014 / « Fais-nous aimer ce que tu commandes »

La vie est presque toujours conditionnée. En effet, les lois physiques obligent. Ne pas s’y conformer serait une folie. Essaie de voler. Tu retomberas bien vite par terre. Ce qui est vrai des principes naturels l’est aussi des lois qui régissent la vie en commun. Tente de dérober le bien d’autrui. La police ou ta mauvaise conscience te rattrapera rapidement. Enfin, les réalités spirituelles obéissent aussi à des règles. Cherche à être ravi en esprit et tu comprendras promptement que tu t’es toi-même dupé. Cependant, toutes ces lois, règles et préceptes qui nous conditionnent nous les acceptons, mieux nous les intériorisons. Aussi ne sont-elles plus des contraintes extérieures, mais des commandements que nous nous imposons librement. Là est notre liberté. Elle nous permet de voler parce que nous avons compris la loi de la chute des corps. Là sont nos choix. Ils nous aident à vivre en société parce que nous savons partager nos biens. Là est notre libre arbitre. Il nous donne de recevoir la grâce qui nous perfectionne vraiment. Ainsi Jésus peut répondre à la question insidieuse du Pharisien. Le grand commandement d’aimer Dieu et son prochain comme soi-même, c’est exercer sa liberté afin de répondre à la dignité d’homme créé à l’image de Dieu. Cette capacité nous vivifie alors et « nous permet d’obtenir ce que Dieu nous promet. » La vie est certes conditionnée, mais par notre liberté nous échappons à une nécessité mortifère pour acquérir par la foi, l’espérance et la charité de nous rendre participant de la vie même de Dieu.

Chanoine Alexandre Ineichen