Demain, c'est dimanche

19.10.2014 / Ah, ces impôts !

Comment ne pas aborder la délicate question des rapports entre les Eglises et l’Etat en ce dimanche où l’évangile se termine ainsi : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». En lisant ce qui est au dos de la feuille de récolte des signatures pour un Valais laïc, on trouve cette affirmation surprenante écrite noir sur blanc et en caractère gras : les ministres du culte sont exonérés d’impôt ! En lisant cela, un confrère dans le sacerdoce s’est frotté les mains en disant avec malice que l’Etat allait rembourser tous les prêtres et les pasteurs qui ignoraient qu’ils étaient exonérés d’impôt et qui l’ont pourtant payé pendant des années. Plus sérieusement, il faut dénoncer ce mensonge qui tend à tromper et troubler le commun des mortels. Les ministres du culte payent leurs impôts au prorata de leur salaire et de leurs revenus. A la suite du Christ, ils rendent à César ce qui est à César. Pour ce qui est des initiants, je n’ai pas l’intention de les traiter d’hypocrites (quoique si l’on grattait un peu…) comme Jésus le fait envers les pharisiens mais il serait bien qu’ils appliquent la deuxième injonction du Christ : « Rendez à Dieu, ce qui est à Dieu ». Un des chemins c’est de rendre à Dieu le culte de la vérité. La vérité qui, comme dit notre Seigneur, rend libre et met toute son énergie à rendre notre monde plus juste et plus fraternel.

Chanoine Calixte Dubosson