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05.10.2014 / Héritage à risques

Quand on possède quelque bien familial – un domaine agricole cultivé et agrandi à force de sueur et de patience, une PME dont on a réussi à maintenir les emplois – et que, pour diverses raisons, la gestion de ce bien a été confiée à des collaborateurs, il y a un risque. Le risque que les successeurs malmènent voire gaspillent un tel bien. Il peut se faire que leur unique intérêt, c’est d’en retirer le plus grand profit possible, et non pas de maintenir l’entreprise ni d’honorer la noblesse de son savoir-faire.

Le domaine auquel Dieu tient tellement, c’est l’humanité. Nous constituons son bien de famille. Et il en prend grand soin. Quand on pense à tout ce qu’il a suscité en matière de science et de technique, d’éducation, de culture et de savoir-vivre. Par exemple à travers Socrate, Bouddha, Copernic, Gandhi, Einstein ou Steve Jobs. Pourtant le plus grand génie de l’humanité demeure son Fils. Lui qui a expérimenté ce qu’être humain signifie, lui qui nous a légué sa vie en testament et dont le témoignage resplendit à travers l’Évangile.

Grâce à l’Évangile, proclamé et vécu par une nuée de témoins, le monde s’est humanisé progressivement, l’homme est devenu un peu moins inhumain. Sans l’Évangile, la Déclaration universelle des Droits de l’homme n’aurait sans doute pas vu le jour. Or, quand on prend la mesure des horreurs qui actuellement défigurent l’humanité, il y a de quoi s’interroger Qu’avons-nous fait de l’héritage divin ?

Chanoine Jean-Claude Crivelli