Demain, c'est dimanche

29.01.2006 / Le sens du péché

L'Évangile de la Messe de ce dimanche évoque la guérison d'un possédé (Mc 1, 21-28). Dans cet épisode, la lumière de la foi reconnaît en ce possédé tout homme qui cherche à se libérer de lui-même mais qui s'en trouve incapable. L'Évangile nous rappelle que seul Notre Seigneur en a le pouvoir et l'autorité.

Mais de quoi s'agit-il ? Selon la Bible, le verbe pécher signifie « manquer la cible ». Il y a donc, dans l'être humain, un dynamisme orienté. Dieu n'a pas besoin de l'homme, mais il a besoin que l'homme soit heureux et il soufre de le voir abandonner cette orientation : « Mon peuple a doublement mal agi : ils m'ont abandonné, moi, source d'eau vive, pour se creuser des citernes crevassées, qui ne tiennent pas l'eau. » (Jr 2, 13) Comprenons bien que, de la part de Dieu, il n'y a pas là un mouvement d'égoïsme ou un manque affectif, il y a désir d'une communion, d'une Alliance pour le bonheur de l'homme. En effet, c'est dans l'infidélité à cette Alliance que consiste la malice du péché.

Aujourd'hui encore, Dieu veut vivre avec nous cette Alliance et il nous le redit : « Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur » (Ps 94). Oui, écoutons cette voix et demandons au Seigneur de nous donner la force de son Esprit Saint afin d'être fidèles à ce que nous sommes et étant toujours davantage fidèles à Lui.

Chanoine Yannick-Marie Escher