Demain, c'est dimanche

02.02.2014 / Rolihlala

Rolihlala, tel était le vrai premier nom de Nelson Mandela. Le leader de l'ANC aura passé 27 ans en prison avant d'être libéré. En 1993, il reçoit le prix Nobel de la paix avec le président Frederik De Klerk auquel il succédera. Un long chemin d'attente et de patience pour celui qui dira dans son discours d'investiture : « En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant. »

Belle icône de la patience que celle des deux vieillards cités dans l'évangile de notre dimanche. Ils attendaient la Consolation de leur peuple. C'est-à-dire celui dont l'absence est ressentie comme un vide existentiel. Sans la lumière du Messie l'humanité est comme endeuillée ; elle marche dans les ténèbres. Or les chrétiens ont l'audace, de traverser ce monde à la lumière du Christ, seul capable de guider leurs pas au-delà de la mort.

L'Évangile est lumière, non seulement pour nous-mêmes mais pour les autres aussi. La manière dont nous vivons l'Évangile, en nous laissant illuminer et modeler par lui, a le pouvoir d'éveiller nos frères et nos sœurs à une absence. Permettre à l'autre de découvrir en lui un manque que rien ici-bas ne saurait combler : il y faut du temps, de la patience ; ne rien précipiter. Un long compagnonnage fait d'espérance et d'humilité. La nouvelle évangélisation ne s'effectue pas dans le prêchi-prêcha. Il suffit d'être soi-même évangélisé, lumineux de cette lumière qui vient du Seigneur et qui ne peut que se communiquer aux autres.

Chanoine Jean-claude Crivelli