Demain, c'est dimanche

01.10.2006 / L'éternité se conjugue au présent

(Mc 9,38-43.45-48)

« Celui qui donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, (…) ne restera pas sans récompense ».

« Celui qui entraînera la chute d'un seul ces petits, il vaudrait mieux (…) qu'on le jette à la mer ».

Au soir de la Sainte Cène, en donnant son corps et son sang, Jésus disait à ses disciples : « Faites ceci en mémoire de moi ». Aujourd'hui, dans l'Évangile de Marc, Jésus nous suggère de « faire le bien et d'éviter tout mal en pensant à Lui ainsi qu'au destin de l'homme, car tout en Lui prend « aujourd'hui valeur d'éternité ».

Pour parvenir à cette conjugaison : présent et éternité, l'Écriture nous invite à l'évangélisation du corps, c'est-à-dire de l'œil qui ne sait pas voir, des mains qui ne savent pas vers qui se tendre sans oublier les pieds qui ne veulent pas aller vers l'autre ?

Les paroles fortes de Jésus nous rappellent la consigne du Seigneur. « Faites ceci ou ne faites pas cela en pensant à moi. » Tout doit converger vers lui qui est là.

Si offrir un verre d'eau, respecter son prochain, ne pas le mépriser sont des actes qui ont valeur d'éternité ; scandaliser, blesser, mépriser l'autre c'est le faire tomber. Nous devons être sans pitié pour ce qui - même en nous - empêche d'exister vraiment. Un homme n'a qu'une vie ! Se couper de nos frères, c'est se couper de Dieu. Et se couper de Dieu, c'est se couper de la vie.

Chanoine Jean-Paul Amoos