Demain, c'est dimanche

21.04.2013 / Bon berger au chômage

Voyez un groupe de jeunes ou d'enfants à la pause après un cours ou une formation : chacun est penché sur son smartphone. Enfin quelque chose d'intéressant, semblent-ils nous dire !

Qui veut aujourd'hui encore se mettre à l'école d'un maître ? Chacun sait bien ce qu'il doit faire. Ou plutôt, chacun sait ce que lui impose la mode ou la pensée dominante ; une pensée que l'on ne remet que trop rarement en question, puisque tout le monde y adhère.

Mon papa avait été marqué par le naufrage du Titanic, pourtant réputé insubmersible. La cause ne se trouvait-elle pas dans l'inscription « Ni Dieu ni maître » portée sur la coque du fameux navire !

Et la liturgie de ce dimanche propose à notre méditation le symbole du bon berger qui veille sur ses brebis. Cette image paysanne peut-elle encore parler à nos contemporains hyperconnectés ?

Y a-t-il quelqu'un pour entendre la voix de ce berger qui parle dans un désert assourdissant ? Et les brebis que nous sommes ressentent-elles le besoin d'un maître ?

Comment donc comprendre aujourd'hui la parole de Jésus, le Bon Pasteur ? N'y aurait-il pas à se laisser saisir par la qualité de cette relation. Le bon berger ne cherche pas à profiter de ses brebis, ni à les flatter. Il les aime et veut leur donner le meilleur, la vie éternelle.

Pourquoi donc ne pas se laisser guider par un tel maître ?

Chanoine Olivier Roduit