Demain, c'est dimanche

16.12.2012 / Devoir d'état

Lorsque nous attendons un événement important ou le couronnement d'une réalisation qui tarde à s'accomplir, nous avons deux attitudes possibles : soit nous nous persuadons que ce que nous espérons est arrivé, même si tout nous affirme le contraire, soit, découragés, nous n'aspirons à plus rien. Dans ce temps de l'Avent, ces temps qui sont les derniers, les foules qui venaient vers Jean le Baptiste l'interrogeaient de même. « Que devons-nous faire ? Es-tu celui qui doit venir ? »

Et Jean de répondre en inversant l'ordre logique de nos questions légitimes. Il n'est pas le Messie car c'est Jésus de Nazareth qui l'est et qui nous baptisera dans l'eau et le feu. Cependant, avant que ne s'accomplisse la Bonne Nouvelle, avant que ne soient engrangées nos bonnes actions et que de nos péchés ne soit nettoyée l'aire à battre, il importe de continuer d'espérer contre toute espérance et de ne pas s'illusionner en croyant que le baptême reçu nous soustrait à ce monde ici et maintenant.

Aussi la question la plus importante est-elle de savoir ce que nous devons faire. Saint Jean-Baptiste nous exhorte à répondre de notre humanité, comme celui qui a deux vêtements ou de la nourriture en suffisance, comme le publicain et le soldat.

Pour éviter le désespoir ou la présomption, accomplissons donc notre devoir d'état au plus près de notre conscience. Alors nous serons dans la joie car nous attendrons en acte et en vérité le Royaume qui vient.

Chanoine Alexandre Ineichen