Demain, c'est dimanche

15.07.2012 / Mystère de l'élection

Dans l'épître aux Ephésiens, saint Paul contemple avec un étonnement tout joyeux le mystère de l'élection. « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dans les cieux, il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle… En lui, il nous a choisis avant la création du monde pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard » (1, 3-4). Election non pas en vue d'un privilège, mais bien plutôt en vue d'un effort intense, celui de la sainteté et de l'irréprochabilité… dans l'amour, c'est-à-dire dans la charité parfaite, dépourvue de tout égoïsme. Et c'est là qu'entre en lice notre liberté.

Si je suis « élu », si je suis chrétien, c'est afin que je parcoure mon propre chemin vers la sainteté. Tout en étant mû par la grâce, je suis néanmoins responsable de ma route vers la perfection.

Dans l'évangile (Mc 6, 7-13), Jésus envoie ses disciples vers les « élus » de son peuple, ceux pour qui il est venu en premier. Pourtant, il sait bien que tous ne les recevront pas. Alors il leur dit : « Si dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds ; ce sera pour eux un témoignage » (v.11). Dieu élit, Dieu oriente, mais Dieu ne force pas. Et il arrive que, devant le refus d'une âme de l'écouter, il parte en secouant la poussière de ses pieds. Dans l'espoir que, devant le gouffre ressenti, l'âme finisse par comprendre. Même le vide et l'abandon, en Dieu, peuvent être témoignage.

Chanoine Roland Jaquenoud