Demain, c'est dimanche

20.05.2012 / Au cénacle

Marie et les Apôtres avaient écouté attentivement la prédication de Jésus et y avaient adhéré. Non seulement ils avaient retenu tout ce que le Seigneur leur avait dit, mais encore lorsque l'échec les avait dispersés, la manifestation de la résurrection les avait convaincus que Jésus était le Christ et qu'ils en étaient les témoins. Pourtant, après l'Ascension, les voilà, seuls, enfermés et désemparés, eux qui avaient suivi Jésus pendant toute sa vie publique et avaient été témoins de sa victoire sur la mort.

Ils se retrouvent alors au lieu de la dernière cène, nostalgiques, déconcertés. Ils s'enferment et attendent dans un secret espoir, presque impossible, que les promesses du Christ se réalisent enfin.

Car ils ne comprennent pas que les paroles de Jésus sont l'accomplissement de toutes les Ecritures et que le Verbe de Dieu s'est incarné pour nous manifester l'amour du Père. Ils ne saisissent pas que la victoire sur la mort de Jésus est le triomphe de la vie pour toute l'humanité. Enfin, ils ne conçoivent pas que Jésus, Verbe de Dieu, mort sur une croix, ressuscité le troisième jour, est toujours présent dans le sacrement qu'il a institué au Cénacle, là même où ils sont cloîtrés.

Pour qu'ils découvrent la richesse du Verbe de Dieu, ils ont besoin d'un mûrissement, d'une lumière bienheureuse et que l'Esprit vienne « remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous les fidèles. »Dans l'attente de cette Pentecôte préparons nos cœurs au souffle divin qui unit notre foi et nos vies à la vie même de Dieu.

Chanoine Alexandre Ineichen