Demain, c'est dimanche

04.03.2012 / Tous, enfants du Père

Dans la lumière de la montagne de la transfiguration — évangile de ce deuxième dimanche de carême — la voix du Père fait entendre des paroles bouleversantes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le ».

Dans cette Parole se reflète notre dignité, la dignité de tout être humain. Et un chant liturgique de carême y fait écho :

« Pour que l'homme soit un fils à son image,

Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit.

Lorsque nous n'avions ni forme, ni visage,

Son amour nous voyait libres comme lui.

Quand ce fut le jour et l'heure favorable,

Dieu nous a donné Jésus le bien-aimé.

L'arbre de la croix indique le passage

Vers un monde où toute chose est consacrée. »(voir CNA 426)

Dieu a façonné l'homme — homme et femme — avec le limon de la terre. La liturgie du mercredi des cendres nous l'a rappelé : « Souviens-toi que tu es poussière ». Là a commencé notre marche vers la Semaine Sainte, vers Pâques : reconnaître humblement notre pauvreté existentielle pour accueillir la parole qui nous engendre à la vraie vie. Sur ce chemin, Dieu nous montre Jésus, son Fils bien-aimé, dans la lumière du Thabor. Et déjà l'arbre de la croix se profile à l'horizon. Il indique le passage vers la nouvelle création. Tout être est consacré en Jésus ressuscité.

L'homme tout entier est appelé à avoir part à cette même dignité au cours de son passage sur la terre, dignité dans les réalités concrètes de l'existence. Faut-il alors s'étonner que la Campagne œcuménique de carême relève le scandale de l'inégalité des hommes et des femmes devant le droit à l'alimentation ?

Chanoine Charles Neuhaus