Demain, c'est dimanche

19.02.2012 / Tant qu'on a la santé

Dans l'épisode de la guérison du paralytique, le Seigneur crée la surprise et l'étonnement. Tout le monde s'attend à une guérison physique alors que Jésus se préoccupe de la santé morale du paralytique.

Aujourd'hui comme hier la préoccupation principale de l'homme est sa santé physique. Il est rare que l'on partage sur nos états d'âme. Comme s'il y avait une paralysie de la parole à échanger sur nos désirs intérieurs. Comme s'il était tabou de parler de notre foi, comme si cette dernière relevait de la sphère strictement privée. Les chrétiens que nous sommes devraient dire plus souvent combien l'espérance qui nous habite donne du sens aux événements quotidiens, combien elle est lumière dans un monde qui ne voit pas plus loin que les réalités d'ici-bas.

Nous devons aussi être les témoins de cette libération intérieure que donne le Christ quand nous allons vers lui pour implorer le pardon de nos fautes. A chaque eucharistie, nous faisons l'expérience de la joie du pardon parce que nous avons l'humilité de nous reconnaître pécheurs.

« Tes péchés sont pardonnés » : la joie du paralytique a dû être aussi grande que celle de retrouver l'usage de ses jambes. Que la certitude du regard de miséricorde du Père sur nos vies nous aide à avancer sur les chemins de l'existence avec un coeur confiant et avec une volonté toujours neuve d'aimer et de pardonner.

Chanoine Calixte Dubosson