Demain, c'est dimanche

05.02.2012 / La « déprime » de Job

« Vraiment la vie de l'homme sur la terre est une corvée » (Job 7,1)

Les quelques lignes du livre de Job proposées en 1ère lecture ce dimanche évoquent le type de la personne qui souffre et qui ne sait pourquoi la vie tourne ainsi pour lui… Vivre :

pour

quoi ? Le livre de Job nous fait découvrir un homme réduit à rien, touché dans son corps, dans son être qui va jusqu'à proférer des malédictions sur cette vie qu'est la sienne. Combien de problèmes sur l'existence et sur la fragilité de la condition humaine s'est-il posés tout en refusant des réponses faciles ?

Job est la figure représentative de l'humanité antique et moderne. Quand on souffre, on est seul. La souffrance est incommunicable. Elle isole l'homme dans sa propre souffrance.

Aussi, Job a-t-il besoin d'une explication de sa « déprime », de cette maladie de la vie. Mais ce genre de maladie n'est pas dans l'ordre de l'explication et Jésus n'est pas venu pour l'expliquer, mais pour extraire l'homme de sa souffrance. Sa mission était et est de guérir.

Job est malade de la vie… et la vie qui n'est pas assumée, ou qu'elle demeure camouflée à l'intérieur de l'homme, reste la seule maladie dont on ne peut guérir. Les clefs de la guérison possible nous sont offertes en Jésus qui se penche sur le malade pour le relever dans un « regard-croisé » : je le regarde et il me regarde.

Accepter le regard d'amour de Jésus est la voie idéale pour échapper à la morosité de la vie qui conduit trop souvent à la dépression.

Chanoine Jean-Paul Amoos