Demain, c'est dimanche

15.01.2012 / Nomination

Non seulement tout au long des Ecritures, Dieu donne un nom à ceux qui interviennent dans l'histoire du salut, mais en chacun des sacrements qui nous constituent, le fidèle est appelé par son nom avant d'être baptisé, marié ou ordonné. L'humanité, par chacun de ses membres est donc convoquée, c'est-à-dire nommée par Dieu lui-même. Dieu commence sa création comme chacune de nos histoires par un nom.

C'est pourquoi le Seigneur appela le jeune Samuel. Pourtant, par trois fois, celui-ci crut que c'était le prophète qui l'appelait. A la quatrième seulement, il entendit son propre nom et y répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Le Dieu auquel nous croyons n'est donc pas une force indéfinissable, ni un moyen commode d'explication de ce que nous ignorons. Le Dieu auquel nous avons mis notre confiance est le Verbe, c'est-à-dire la Parole de Dieu. Aussi, lorsque Dieu, dans les Ecritures ou dans la liturgie, nous appelle, il le fait par notre nom, qui n'est pas une simple convention pour se reconnaître, mais un principe de ce que nous sommes. Le Verbe s'est fait chair et a habité parmi nous. Il donne alors à nos mots, à l'appel de notre nom, comme à notre réponse, un poids. La création toute entière ainsi nommée trouve sa vraie place et sa vraie dimension.

Lorsque Jésus commença sa vie publique, il appela ses disciples : « Tu es Simon, tu t'appelleras Pierre ».

Ainsi l'histoire du salut est initiée par une convocation, un appel. N'est-ce pas d'ailleurs la signification même du mot : Eglise. Ainsi convoqués, nous pouvons répondre : « Me voici »et poursuivre l'oeuvre que Dieu attend de nous.

Chanoine Alexandre Ineichen