Demain, c'est dimanche

08.01.2012 / Les jours sans étoile

La fête de l'Epiphanie nous montre qu'avec de la persévérance tout devient possible. En effet, les scribes qu'a consultés le roi Hérode avaient étudié l'Ecriture, ils connaissaient les réponses et savaient où allait naître le messie, mais ils n'ont pas bougé d'un pouce alors que les mages se sont remis en route, malgré les jours sans étoile.

Les mages offrent leurs présents : de l'or de l'encens et de la myrrhe. Et nous, qu'aurions-nous offert à l'enfant Dieu ? Chacun, bien sûr, a sa réponse. Pour ma part, je fais appel à une parabole pour y répondre. Au cours de nos existences, lorsque nous étions malades ou en peine, des proches sont venus nous rendre visite et vraisemblablement, ils nous ont apporté un petit quelque chose. Au fil des années, nous nous rappelons de leur présence ; par contre, très souvent, nous avons oublié ce qu'ils nous avaient donné à l'époque. Comme si finalement le matériel s'imprime moins bien dans notre mémoire que la rencontre amicale ou fraternelle.

S'il en est ainsi entre nous, alors à la question posée de savoir ce que nous apporterons à la crèche, il me semble que ce que nous pouvons offrir de meilleur au Seigneur, c'est nous-mêmes. Une personne fragile avec ses grandeurs et ses faiblesses, mais une personne pour qui le Christ a versé son sang. Se donner au Seigneur, c'est le plus sûr chemin vers une liberté et un bonheur durable et profond.

Chanoine Calixte Dubosson