Demain, c'est dimanche

23.10.2011 / Immigration

Ce thème, vous l'avouerez, a été majeur dans la campagne électorale qui va se terminer ce dimanche et la position de l'Eglise sur ce sujet est connue. Pourtant, les textes de la liturgie, en particulier, le passage de l'Exode est clair. « Tu ne maltraiteras point l'immigré qui réside chez toi (…) car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Egypte. »

Ce précepte n'est d'ailleurs que la conséquence du double commandement. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit (…) et ton prochain comme toi-même. » Pourtant, les chrétiens sont perplexes devant cette exigence et parfois leurs réactions ambiguës. A ce principe généreux, le droit civil comme notre coeur consentent à de nombreuses exceptions et à de subtils détours.

Or, toutes les Ecritures dépendent de ces deux commandements. S'y soustraire, c'est refuser ce que nous demande le Christ, notre Seigneur et notre Dieu. Alors, comment concilier cette obligation et la marche du monde dont nous connaissons la complexité et expérimentons la confusion ? Combien de fois sommes-nous confrontés à ce dilemme, de chrétien et de citoyen, sinon d'homme ?

Il est difficile d'y répondre en mille cinq cents signes dans un article de journal, comme ici. Mais, si l'explication est sommaire, elle doit cependant susciter la réflexion, non seulement à sa lecture mais chaque fois que nous devons prendre des décisions. Pour que ces exigences aient une chance de s'inviter dans le débat, même politique, nous ne devons pas les escamoter, mais leur laisser la place qu'elles méritent, celles d'une parole importante, d'une Parole de Dieu.

Chanoine Alexandre Ineichen