Demain, c'est dimanche

09.10.2011 / Moitié plein ou moitié vide

Comment faut-il interpréter l'attitude du roi de la parabole de ce dimanche ? (cf. Mt 22, 1-14) On y voit d'abord un personnage puissant et riche, joyeux de célébrer les noces de son fils et désireux de faire partager cette joie au plus grand nombre. Quelle belle fête en perspective !

Mais les choses se gâtent puisque ce roi se met en colère, massacre les meurtriers de ses serviteurs et, lorsque tout semble réglé, va expulser dans les ténèbres le convive qui n'avait pas le vêtement de noces.

Alors, s'agit-il d'un roi magnifique et généreux, ou d'un dictateur sanguinaire et imprévisible ?

La liturgie nous donne la réponse dans la première lecture. Isaïe présente le festin messianique que le Seigneur préparera pour tous les peuples, pour la plus grande joie de tous ceux qui espèrent en lui (cf. Is 25, 6-9). Le Seigneur Dieu, notre roi, n'est que bonté et amour, ne veut que la vie et le bonheur pour tous.

Mais pourquoi donc le roi de la parabole est-il si violent contre ceux qui ne pensent pas comme lui ? Ne s'agirait-il pas tout simplement de notre manière humaine de concevoir les choses ? Le coeur de l'homme est compliqué et malade ; il ne peut croire que l'on puisse aimer jusqu'au bout, sans attendre le moindre geste en retour. Un peu comme ces gens qui ne s'accordent pas le droit d'être heureux.

Le Seigneur Dieu veut pour nous le bonheur ! Soyons simples, laissons-nous aimer, acceptons tout simplement son invitation aux noces éternelles !

Chanoine Olivier Roduit