Demain, c'est dimanche

02.10.2011 / Pierre angulaire

« La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire » (Mt 21,42).

Elle était belle la vigne du Seigneur. Rien n'y manquait, pas même le pressoir qui laisserait couler ce moût à l'origine d'un vin capiteux… Oui, cette vigne était trop belle ; elle ne pouvait échapper à la convoitise des vignerons cupides, désireux de la posséder plutôt que d'en livrer le produit à son propriétaire.

Gérants d'un superbe domaine, invités par Dieu à lui offrir le produit de la vigne, ils ont préféré faire couler le sang de ses serviteurs.

Ne s'avouant pas vaincu, Dieu envoie son Fils afin d'obtenir le fruit de son domaine. Lui aussi sera tué et rejeté hors de la vigne… Mais dans sa résurrection, le Fils rejeté devient « la pierre angulaire »sur qui tout l'univers se construit et demeure solide.

Pour approcher ce mystère du Christ, « pierre angulaire », je me remémore souvent l'époque où avec mon père qui était maçon nous construisions des murs de vigne en « pierres sèches ». Avant de commencer à bâtir un mur, il cherchait une très grande pierre à angle parfait et la plaçait à l'équerre sur le sol aplani et sur cette pierre de qualité et solide il érigeait le mur : pierre sur pierre.

Cette image nous permet de saisir la place du Christ dans l'oeuvre de salut. La pierre angulaire n'est autre que Jésus mort et ressuscité qui nous offre par le baptême d'être non plus des pierres mortes ou fusées, mais des pierres vivantes qui, placées sur LUI, la pierre angulaire, deviennent Eglise source de vie.

Chanoine Jean-Paul Amoos