Demain, c'est dimanche

07.08.2011 / Seigneur, sauve-moi ! (Mt 14, 22-33)

« Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive. »

Les disciples, l'Eglise de Jésus Christ, sont comblés par ce moment de communion avec Jésus, le bon berger, et désireux de prolonger un tel moment de présence.

Les événements de l'Evangile sont la source, ou le reflet, ou le révélateur de notre vie en Eglise.

Je pense à quelques-uns de ces temps forts de la vie de nos communautés qui nous réjouissent : fêtes de première communion, fêtes patronales, célébrations de vacances en des lieux qui nous sont chers. Nous y rencontrons l'Eglise, assemblée aux visages multiples, unie autour de Jésus.

« La barque était battue par les vagues, car le vent était contraire »

Les disciples sont seuls, dans la nuit et confrontés au vent contraire, sans la foule de ceux qui ont partagé le pain, sans la présence de Jésus. La peur, le doute, le découragement s'emparent d'eux.

Aujourd'hui, les quelques fidèles qui poursuivent leur chemin de foi, se trouvent de plus en plus seuls. Jésus qui rassemble, qui nourrit n'est-il plus là ? Qu'adviendra-t-il de nous, petit troupeau ?

« Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer… Bouleversés, les disciples disaient : C'est un fantôme… Quand montant dans la barque, le vent tomba… »

L'épreuve, la crise marquent la vie de l'Eglise. Ce n'est pas le temps de l'échec, mais l'occasion d'approfondir la foi : « Seigneur, sauve-moi ! »

Par ce cri de confiance, nous reconnaissons que l'Eglise vit par la présence de Jésus, Fils de Dieu.

Chanoine Charles Neuhaus