Demain, c'est dimanche

17.04.2011 / Du triomphe au mépris

« Il » est entré par la grande porte le Fils de David, le libérateur d'Israël ! Les Hosanna ont fusé de toute part. Assis sur un ânon foulant des manteaux jetés à même le sol le roi d'Israël s'est avancé, comme sur un tapis rouge, accueilli par la foule, palmes à la main,

Oui, le sol jonché de choses pouvait laisser croire que ces hommes et ces femmes s'étaient dépouillés pour ovationner ce roi libérateur tant attendu. Oui, mais de quoi s'étaient-ils dépouillés devant Jésus qui faisait son entrée à Jérusalem pour vivre sa semaine de dépouillement total ? Leurs habits, ils les ont aussitôt repris après le passage de celui qu'ils ovationnaient.

En quelques jours, ces habits jetés sous les pieds du Sauveur, symbolisant la nature humaine avec son poids de péché, ont bien vite été repris en main.

Il n'aura pas fallu longtemps — six jours — pour que les « Hosanna Fils de David » se muent en « Crucifie-le » sous les fenêtres du palais de Pilate.

En quelques jours, les habits jetés sous les sabots d'un ânon transportant Jésus deviendront autant de clous plantés dans les mains et dans les pieds de Celui qui accomplissait sa Pâque.

La porte par laquelle Jésus était entré dans Jérusalem s'ouvrira définitivement au soir du Vendredi Saint, sous le coup de lance transperçant son cœur.

Donnons-nous rendez-vous près de cette merveilleuse porte-source, d'où jaillissent l'eau et le sang, afin de vivre en plénitude cette Sainte semaine.

chanoine Jean-Paul Amoos