Demain, c'est dimanche

09.01.2011 / Tous frères et soeurs,

Je crois qu'il n'est pas dans nos habitudes de citer ces paroles à ceux qui viennent demander le baptême à la cure : « En vérité, je le comprends, Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; mais quelle que soit leur race, il accueille les hommes qui l'adorent et font ce qui est juste ». Ce sont les paroles de Pierre adressées au centurion Corneille, un païen (lecture, Baptême du Seigneur, Act. 10, 34-38). Cette parole inspirée par l'Esprit Saint ne dirait-elle pas qu'il n'est pas nécessaire d'être baptisé pour être sauvé, pour être aimé de Dieu. Elle nous invite, c'est certain, à nous interroger sur notre accueil à l'égard de nos frères et soeurs, quelle que soit leur race, leur religion.

En cette fête du Baptême du Seigneur, nous contemplons avec émerveillement le regard de Dieu sur chaque être né d'un homme et d'une femme, en la personne de Jésus. Jésus, qui rejoint les foules au bord du Jourdain où Jean baptise, est l'enfant de la crèche devenu adulte. Né de la Vierge Marie, il est notre frère en humanité. Et en lui habite mystérieusement toute la plénitude de Dieu que révèle la parole qui résonne dans les cieux, entendue sur les bords du Jourdain : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »

Cet amour répandu sur le Fils né de la Vierge Marie est donné à tous ceux qui sont ses frères et soeurs en humanité. Le baptême que nous recevons dans la foi rend visible à nos yeux ce don de Dieu et nous unit plus fortement à nos frères et soeurs que le Seigneur accueille dans son amour.

Charles Neuhaus