Demain, c'est dimanche

02.01.2011 / Convention ?

L'année se termine que déjà nous prenons pour l'an nouveau des résolutions que nous savons ne pas tenir. Les médias et nous-mêmes aimons les rétrospectives qui flattent ce que nous croyons être le bien que nous aurions accompli. Enfin, nous consentons à nous échanger des voeux avec sincérité, peut-être. Par convention, certes ancienne, le calendrier grégorien inaugure l'année nouvelle au premier janvier. Lors de la réforme de la liturgie, dans nos diocèses il a été décidé de célébrer l'Epiphanie le dimanche proche du 6 janvier, date traditionnelle de cette fête. Alors, ce Nouvel-An n'est-ce que l'occasion de raviver notre courage pour affronter l'année future, l'Epiphanie n'est-elle que le rappel de l'adoration des Mages ?

Bien que dans les fêtes de fin d'année, civiles aussi bien que religieuses, la communauté humaine s'accorde un temps pour les réjouissances comme pour les remises en question, l'année nouvelle qui s'annonce et la venue des Rois Mages apporte plus que ce que nous pouvons offrir.

Nos résolutions, parce qu'elles ne sont pas seulement à l'aune de notre volonté, mais à celle de Celui que la Vierge a enfanté, accèdent à leur vraie dimension. Le rappel des faits passés atteint la profondeur, la grandeur et la hauteur du dessein divin. Nos voeux, même les plus anodins, offrent à ceux qui les reçoivent un vrai bonheur.

Les Mages sont venus avec de l'or, de l'encens et de la myrrhe, cadeaux conventionnels. Ils sont repartis avec la certitude que celui qu'ils étaient venus adoré est le sauveur du monde, la lumière des nations et le roi espéré.

Bonne année à tous. Que ce billet, que ces quelques mots, peut-être attendus, soient l'occasion d'un plus grand bonheur, d'un plus grand bien, du don du Père.

Chanoine Alexandre Ineichen