Demain, c'est dimanche

11.10.2009 / Tout quitter pour le suivre

Un jeune homme se présente à Jésus. « Que dois-je faire pour être sauvé ? ». Réponse de Jésus, réponse classique, attendue :

« Observer les commandements ». Mais le jeune homme attendait quelque chose de plus. Alors, selon le texte de l'Evangile, « Jésus se mit à l'aimer »d'un amour divin, c'est-à-dire exigeant. Le jeune homme est riche. Jésus lui demande de se dépouiller de tous ses biens. « Puis viens et suis-moi »(Mc 10, 21).

Il y a une religion qui, si elle est pratiquée honnêtement, suffit au salut. Mais pour celui qui veut vraiment suivre le Christ, il y a une voie extrême, radicale : celle du renoncement. Tout perdre, et finalement se perdre soi-même, pour ne se retrouver qu'en lui. C'est la voie de l'amour parfait, désintéressé, qui repose sur deux vertus : la foi sans compromis et l'espérance confiante.

Si je crois vraiment, avec une confiance absolue, en celui qui a prouvé son amour en donnant sa vie pour moi, alors, j'accepte de me dépouiller petit à petit de toutes ces béquilles qui me donnent une assise dans l'existence, pour ne m'enraciner qu'en celui qui est l'auteur de cette existence. Alors seulement, je peux trouver dès ici-bas la vie éternelle, une vie que ne viendra même pas troubler le dépouillement final que constituera pour chacun de nous le passage obligé par la mort physique. C'est la seule vraie sagesse, celle qui, selon l'Ecriture (cf. Sg 7, 8-10) est plus aimable que la richesse et le pouvoir, plus désirable même que la santé et la beauté.

Chne Roland Jaquenoud