Demain, c'est dimanche

09.08.2009 / À qui irions-nous ?

Ne dit-on pas qu'un professeur est bon quand il sait faire surgir dans l'esprit de l'élève des questions pertinentes plutôt que quand il assène des réponses toutes faites ? Il y a un peu de cela dans la réaction des Juifs à la parole de Jésus dans l'évangile de ce dimanche : « Lui, le fils de Joseph, comment peut-il dire : "Je suis descendu du ciel ?" »

Il est vrai que l'enseignement est ici difficile, bien plus qu'une version latine ou qu'un théorème à résoudre. Il s'agit ni plus ni moins de discerner en face d'un homme « reconnu tel à son aspect », le pain de vie c'est-à-dire Dieu lui-même.

Dans la situation des auditeurs de Jésus, je dois avouer que je n'aurais jamais pu faire ce pas. Il faut donc une aide. Elle vient d'en haut. L'Esprit-Saint, seul, peut nous révéler Dieu dans le pain de vie.

L'amour réciproque entre Jésus et le croyant va permettre de découvrir petit à petit que Jésus est Seigneur. Reprenons l'expérience humaine : quand on aime quelqu'un, on le comprend plus vite. On voit tout de suite ce qu'il veut dire.

Avec Jésus, il en va de même. C'est en l'aimant d'abord à travers le témoignage de l'Évangile que le reste sera donné par surcroît, que toute parole sortie de sa bouche devient confidence amoureuse. Et même si parfois, elle nous déconcerte, ne faut-il pas dire du fond de notre coeur avec saint Pierre : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »

Chne Calixte Dubosson