Demain, c'est dimanche

22.02.2009 / Ouvrir un espace

Notre temps laissera certainement aux générations futures l'image d'une époque centrée sur les phénomènes de masse. Le critère du nombre est devenu actuellement la seule référence valable pour juger si une chose est bonne ou non.

À soumettre nos rassemblements dominicaux au critère de l'audimat, il y a longtemps que l'on aurait dû mettre la clé sous le paillasson. Contrairement au Jésus de nos églises, le Christ de l'évangile attire les foules. Dans l'épisode de la guérison du paralytique, le public est si nombreux que les places sont occupées jusqu'au moindre recoin. Mais, au fond, pourquoi y–a-t-il tant de monde ? Je pense que tout ce monde est venu parce que chacun a ses problèmes. Les gens sont là, d'abord pour eux, pour leur intérêt personnel. Et c'est souvent, même toujours, ce qui arrive quand on ne pense qu'à soi : on devient très vite obstacle pour les autres.

Heureusement, dans l'assistance, il y en a qui sont venus pour les autres. Ils sont symbolisés par ces quatre hommes qui manifestent leur solidarité envers le paralytique en le portant à bout de bras. Ce geste d'amitié est merveilleux. Par l'audace et l'action de ces hommes, ce handicapé marginalisé, exclu de la foule dont il ne peut suivre le mouvement, se retrouve soudain proche de Jésus qui lui pardonne ses péchés et le guérit. Puissions-nous être, à notre tour, chemin et non pas obstacle vers le Seigneur.

Chne Calixte Dubosson