Demain, c'est dimanche

11.01.2009 / Désensabler la source

Fêter le baptême du Seigneur, c'est en toute logique faire mémoire de notre propre plongée dans les eaux baptismales. Ce jour-là il nous a été dit, comme pour le Christ : « C'est toi mon fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour. » Ce don inestimable, une vie entière ne suffit pas pour en réaliser la grandeur.

Être baptisé, ce n'est pourtant pas bénéficier d'une belle et touchante cérémonie sans lendemain. Le baptême n'est pas une parenthèse vite fermée ni une fête de famille privée ; il nous inscrit dans un devenir. Cela veut dire qu'il faut devenir ce que nous avons reçu. Le baptême est comme une source. Il ne faut pas la laisser s'ensabler. Il faut exercer la foi, il faut s'entraîner à l'espérance, il faut mettre en pratique les forces de charité pour qu'elles restent vives. Cette source ne s'use que si on ne s'en sert pas.

Dès que le Christ sort de l'eau commence pour lui sa mission de dire aux hommes l'amour incommensurable du Père. Il est porteur d'une bonne nouvelle. A sa suite, le chrétien a-t-il conscience du trésor qu'il porte en lui ? Est-il lucide quant à sa responsabilité d'être le témoin d'un amour qu'il reçoit et qu'il transmet, d'une vie qui s'ouvre sur la vie éternelle grâce à la résurrection du Christ ? Si c'est non, l'humanité grelottera encore plus dans le froid de l'insignifiance. Si c'est oui, le monde trouvera des raisons de croire et d'espérer.

 

Chne Calixte Dubosson