Demain, c'est dimanche

26.10.2008 / Le Piège

Lorsque les Pharisiens, les Sadducéens et les Hérodiens interrogent Jésus, ils ne cherchent pas à s'abreuver à la source de vie, mais à le mettre à l'épreuve. Chacun tente d'attirer dans son camp ce prédicateur populaire ou, s'il n'y arrive pas, de le prendre en faute pour l'accuser de tous les maux.

Ainsi, les Hérodiens, ceux qui soutiennent le roi Hérode sur son trône donné par les Romains préfèrent la compromission plutôt que de promouvoir une vraie justice. Ils rendent vite tout à César et oublient ce qu'ils ont aussi à rendre à Dieu. Par leur collaboration, ils méprisent le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.

Les Sadducéens réduisent leur foi au seul Temple de Jérusalem et croient alors adorer Dieu, mais ils oublient ce que veut notre Seigneur. Ils ne chantent donc pas avec le Psalmiste : « Tu ne demandais ni holocauste, ni victime, alors, j'ai dit : ‘'Voici, je viens' »

Avec les Pharisiens, Jésus est encore plus dur. Ceux-ci n'ont pas fraternisé avec l'occupant et ne se sont pas satisfaits du seul Temple, mais ils ont appliqué l'amour de Dieu et du prochain par de multiples règles. Cependant, ils honorent les prophètes qu'ils ont tués et ils accomplissent pour Dieu la Loi en oubliant que le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat. Hypocrites, ils croient édifier un beau monument pour Dieu et pour l'homme, mais ce n'est qu'un sépulcre blanchi. Le piège est parfait, mais Jésus, par son sacrifice sur la croix, accuse leur hypocrisie, et nous enjoint d'aimer en acte et en vérité.

Chanoine Alexandre Ineichen