Demain, c'est dimanche

12.10.2008 / Noces divines

Au-delà de leur aspect utilitaire, les repas ont une portée symbolique très forte. Tous les événements importants de la vie sont marqués par un banquet, occasion de joie et de rencontre.

La Bible évoque souvent les repas, lieux de rencontre et de communion. Les lectures de la messe de ce dimanche en sont l'illustration. Le prophète Isaïe (Is 25, 6-9) annonce le festin messianique, ce repas de viandes grasses et de vins capiteux préparé par la Seigneur pour tous les peuples. La parabole de l'Evangile (Mt 22,1-14) évoque un magnifique festin préparé pour les noces du fils d'un roi.

Mais voilà que le paradoxe se fait jour. Les invités ne veulent pas venir partager ce repas préparé pour eux ! Auraient-ils donc quelque chose de plus important à faire que de se réjouir de la joie de leur roi ? Pourquoi donc ? Que se passe-t-il donc ?

La parabole nous donne une clef d'interprétation lorsqu'elle évoque le vêtement de noce dont un convive était dépourvu. Saint Augustin, lorsqu'il y réfléchit, nous dit que le vêtement de noce est l'amour, « une charité qui naît d'un coeur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sans feinte. (…) Examinez-vous : si vous l'avez, approchez avec confiance du banquet du Seigneur. »

C'est la nouvelle mode : nos jeunes organisent des « botellón », ces fêtes prétextes à des bitures express qui renvoient leurs participants dans la détresse de leur solitude.

La Bible, elle, nous propose de participer aux noces divines par lesquelles nous allons au-delà de nos égoïsmes pour nous ouvrir à l'Autre, aux autres.

Prieur Olivier Roduit