Demain, c'est dimanche

14.09.2008 / Calendriers

La fuite inexorable du temps, mais aussi son inlassable renouvellement a besoin d'être morcelée en des entités que l'esprit humain veut compter et saisir. C'est pourquoi le génie humain comme sa fantaisie a rapidement compris qu'elle pouvait à l'aide de calendriers, d'horloges ou d'agendas, sinon domestiquer le temps, du moins le marquer par des fêtes, des heures et des événements. La liturgie n'évite pas cette condition qu'impose le temps. Elle aussi a besoin de déployer sa richesse en des temps de pénitence et de fête, en des moments de méditation et d'exaltation.

En majeur, un temps de pénitence, le Carême, précède la fête de Pâques où le Christ sort vainqueur de la mort. En mineur, d'autres thèmes rythment l'année religieuse ou civile, communautaire ou personnelle. L'un d'eux est le cycle des fêtes du Seigneur ou de la Vierge : la Transfiguration, la Nativité de Marie et ce dimanche, la Croix Glorieuse.

Pourtant, tous ces calendriers, horloges et agendas qui conditionnent notre vie religieuse, professionnelle ou privée n'arrivent pas à contenir ce temps qui nous échappe toujours. Mais, Dieu dans son infinie bonté a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle. C'est cet unique accomplissement que la liturgie ne cesse de déployer.

Alors, comme le pèlerin russe, entrons dans ce grand mouvement divin. Au rythme de notre respiration, répétons inlassablement et à chaque instant : Seigneur, Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur.

Chanoine Alexandre Ineichen