Demain, c'est dimanche

13.07.2008 / Cent pour un !

A l'heure où les grandes banques voient les placements s'effondrer à un point tel que les dividendes et les rendements sont désuets et que certains clients voient fondre leur fortune comme neige au soleil… Voilà que Jésus nous parle de grain de blé jeté en terre produisant cent, cinquante, trente pour un.

Oui, Jésus nous parle d'enfouissement à perte pour gagner gros !

Dans la parabole du semeur, Jésus nous prend pour « le lieu où la parole est semée ». Si nous ne produisons pas de fruit, ce n'est certes pas du côté de sa Parole qu'il faut regarder, mais bien de notre côté. Quel travail effectuons-nous sur nous-mêmes pour être « ce lieu » produisant les effets de sa Parole.

Nous sommes comme une terre qui permet à la Parole divine de germer et de produire les fruits de l'amour, fruits qui se traduisent en don de soi, relation, patience, paix…

Placer notre être en Dieu — le meilleur gestionnaire de fortune — ; lui confier la gestion du plus grand capital qui existe sur terre : des cœurs aimants ; se laisser ensemencer comme un champ, c'est franchir le plus grand fossé : le fossé existant entre l'avoir et l'être.

Si certains aujourd'hui sont heureux de voir leurs placements bancaires ne pas trop s'effriter et rapporter quelques petits pour cent, le chrétien ne doit pas se contenter du un pour cent de l'enfouissement de sa vie en Dieu, mais bien du cent, du cinquante ou du trente pour un.

Chanoine Jean-Paul Amoos